Découvrez la ville d’Estaires
Démographie
Population : 5911 habitants / Les Estairois (oises)
Superficie : 1 345 hectares
Altitude : 16 m
Canton : Estaires fait partie du canton de Merville qui regroupe 6 Communes : Merville, Estaires, La Gorgue, Le Doulieu, Haveskerque et Neuf Berquin.
Communauté des communes « Flandres Lys » : Estaires, La Gorgue, Merville, Haveskerque, Fleurbaix, Laventie, Lestrem.
Situation : Estaires, se situe dans la vallée de Lys, à 30 km de Lille à l’intersection de 4 départementales qui la relient à Armentières, Hazebrouck, Bailleul et Béthune.
Accès A25 : Lille Dunkerque à Nieppe
Marché : Le marché a lieu le jeudi matin
Armoiries : Blason d’argent et de gueules à croix ancrée coupée dans l’un et dans l’autre.
Croix de guerre : 1914-1918
Histoire
La ville se situe sur l’emplacement de la cité romaine Mina
riacum, stratégiquement située sur la voie reliant Castellum Menapiorum (Cassel) à la capitale des Atrebates, Nemetacum Atrebatum (Arras). C’était le point le plus étroit pour traverser la Lys.
Evangélisée au IXème siècle par Saint Vaast, la cité prit le
nom de Stegers (ou Stegras). Elle intégra le comté de Flandre dès sa création comme la majorité de la plaine de la Lys. Elle devint fief d’une seigneurerie.
La Lys était une frontière naturelle où l’on parlait au nord le flamand, et au sud le picard (Flandre romane). Les Estairois y subissent les deux influences. Au Moyen-Age, la cité estairoise se développe notamment autour de la production textile. Elle subit cependant de nombreuses dégradations lors des multiples combats qui ont lieu entre Flamands, Français, Anglais, mais aussi Bourguignons, Autrichiens ou Espagnols.
La Flandre et la plaine de la Lys étaient des zones très fortement influencées par la religion catholique. L’apparition de la pensée luthérienne au XVIème siècle engendra des troubles religieux dans la région. En 1566, la Révolte des Gueux éclata, n’épargnant pas Estaires. Les icônes catholiques furent saccagés par les calvinistes. A Estaires, le jour de la Fête-Dieu, les Gueux promenèrent en procession un âne sous le dais, à la place du curé, en guise de dérision. Cet épisode restera marqué dans la mémoire de la cité et c’est à partir de là que les Estairois se surnommèrent les Baudets.
La ville devient française en 1769, après l’échange de plusieurs enclaves avec les Pays-Bas. Elle est alors une florissante cité productrice de textile, tout comme Armentières.
L’élan industrielle de la ville sera brisé par la Première Guerre Mondiale. Prise par les allemands au cours de la bataille des Flandres (1918), la ville fut reconquise par les alliés au cours de l’offensive de la seconde moitié de 1918. La quasi-totalité de la ville d’Estaires a été détruite par l’armée allemande lors de la Bataille de la Lys (9 avril 1918).
Ville détruite puis crise économique du secteur textile, la ville ne parviendra plus à retrouver son prestige d’antan.
Sources : Wikipédia & Ville d’Estaires








